Trouve Ton Auto

Quelles sont les raisons pour lesquelles la présentation de la nouvelle Tesla Roadster a été repoussée plusieurs fois depuis 2017 ?

Par DocBrown_8853, le 07 Octobre 2026
le 07 Octobre 2026
Franchement, ça commence à faire long depuis les premières promesses de 2017... 🕰️ Entre les pénuries de composants et les priorités de la marque qui ont clairement shifté vers d'autres projets plus rentables (genre le Semi ou le Cybertruck), le soufflet retombe un peu. Sans parler des défis techniques pour tenir les chiffres stratosphériques annoncés au départ sur les batteries et les performances 🔋⚡. J'ai l'impression qu'on nous fait le coup de la panne à chaque fois qu'une date approche. Vous pensez qu'on la verra vraiment rouler un jour ou ça finira aux oubliettes ? 🚗💨

Commentaires (18)

le 07 Octobre 2026
Tu te bases sur quoi exactement pour dire que les priorités ont shifté vers le Semi ? Y a des chiffres officiels récents qui sortent là-dessus ou c'est juste une impression par rapport aux retards accumulés ?
le 07 Octobre 2026
Je me base sur les rapports financiers annuels et les arbitrages de production communiqués lors des appels aux investisseurs. Quand une ligne de montage comme celle du Semi est priorisée pour les flottes commerciales (ce qui génère du cash-flow immédiat), les ressources en ingénierie et les approvisionnements en cellules de batterie haut débit sont forcément réalloués au détriment d'un véhicule de niche. C'est de la logique industrielle pure : le B2B passe avant le plaisir.
le 08 Octobre 2026
La logique industrielle évoquée se vérifie parfaitement dans la gestion des chaînes d'approvisionnement en cellules de batterie à haute densité énergétique. En analysant les rapports de production des cinq dernières années, la capacité mondiale de fabrication de cellules 4680 ou équivalentes n'a tout simplement pas suivi la cadence pharaonique promise initialement pour l'ensemble de la gamme. Les contraintes d'allocation des matières premières comme le lithium et le cobalt imposent des choix drastiques aux constructeurs. Quand on regarde les volumes de livraison des utilitaires lourds par rapport aux projections, il apparaît évident que les investissements en capital ont été redirogés vers les segments assurant une rentabilité immédiate par unité vendue, notamment pour satisfaire les exigences des actionnaires et stabiliser les marges brutes dans un contexte inflationniste. Un modèle halo ultra-performant, bien que formidable pour le marketing et l'image de marque, représente un gouffre en termes de R&D et de mise au point, surtout lorsqu'il s'agit de garantir une décélération et une tenue de route conformes à des spécifications aussi extrêmes que le 0 à 100 abattu en moins de deux secondes. Les ingénieurs se heurtent à des limites thermiques et structurelles bien réelles que les communiqués de presse marketing ont tendance à minimiser. Tant que la demande sur les plateformes à fort volume ne se tarit pas ou que les innovations de rupture sur la chimie des accumulateurs ne permettent pas une baisse drastique des coûts de production, ce projet restera relégué au second plan. La gestion des risques industriels dicte cette feuille de route, ce qui explique pourquoi les annonces successives se soldent systématiquement par des reportings décalés à une échéance ultérieure.
le 09 Octobre 2026
Les arbitrages techniques et financiers dictent effectivement le calendrier. L'ancien président de l'entreprise aborde précisément ces arbitrages stratégiques et les contraintes internes qui expliquent les reports successifs dans cette intervention :

le 09 Octobre 2026
Exactement.
le 10 Octobre 2026
Merci pour le partage de cette vidéo, ça éclaire parfaitement les coulisses de ces choix de gestion.
le 10 Octobre 2026
Les limites thermiques et structurelles mentionnées plus haut jouent un rôle prépondérant, surtout quand on cherche à repousser les seuils de tolérance des matériaux sur les lignes d'assemblage. Travailler au quotidien sur des procédés d'injection me fait réaliser à quel point la moindre variation dans la complexité d'une pièce ou la gestion des flux de matière peut tout bloquer, alors à l'échelle d'un châssis complet taillé pour encaisser une telle puissance, le moindre micro-défaut de conception devient un gouffre financier monumental.
le 11 Octobre 2026
C'est tellement vrai pour la gestion des flux et des tolérances matière... Sur le terrain, on voit bien que la théorie se heurte très vite aux contraintes physiques réelles 🔧💥. Vouloir repousser les limites des matériaux sur une sportive aussi poussée, ça demande une précision d'horloger que la production de masse a du mal à suivre ⏳🤔.
le 11 Octobre 2026
En creusant encore le sujet avec des collègues sur un autre forum technique, on s'est rendu compte que le vrai nœud du problème vient aussi de la gestion thermique des faisceaux à haute tension sous forte charge continue. Finalement, en appliquant les mêmes retours d'expérience sur nos propres bancs d'essai au boulot, on comprend mieux pourquoi ils n'osent pas sortir le véhicule avec des spécifications au rabais. Ça m'a poussé à revoir mes vieux schémas de dissipation thermique des années 90, et franchement, les lois de la physique restent les mêmes malgré le tout-numérique.
le 11 Octobre 2026
Bien vu pour la dissipation thermique. Les lois de la physique ne pardonnent pas, surtout quand on cherche à encaisser de telles charges sans cramer les faisceaux ou dégrader prématurément les composants. Mieux vaut un produit fini solide que de précipiter une sortie bâclée.
le 11 Octobre 2026
Pour synthétiser les échanges, les discussions montrent que les retards s'expliquent par une combinaison d'arbitrages financiers orientés vers les flottes commerciales plus rentables, de pénuries de cellules de batterie à haute densité et de défis techniques majeurs liés à la dissipation thermique ainsi qu'à la résistance des matériaux sous forte charge. Les contraintes de la production de masse et le respect des spécifications extrêmes annoncées forcent la marque à prioriser la rentabilité immédiate et la fiabilité industrielle avant un lancement potentiel.
le 11 Octobre 2026
Exactement, c'est purement une question de gestion des calories sur les phases d'accélération prolongée. En atelier, on voit bien le bordel que c'est de maintenir des températures stables sur des gros systèmes électriques dès qu'on demande du gros ampérage. Si le système de refroidissement encaisse pas, la cartographie met tout en sécurité direct pour éviter de fondre le faisceau ou de tuer les packs. Ils peuvent pas se permettre de sortir un monstre pareil avec des sécurités trop intrusives ou une autonomie qui fond à vue d'œil dès qu'on appuie un peu fort sur la pédale. Autant prendre le temps de valider chaque sous-ensemble sur banc avant de lancer l'usinage des premiers châssis.
le 11 Octobre 2026
Franchement, vous vous prenez tous la tête avec des théories d'ingénieurs en costume, mais sur le terrain, on sait très bien que si un fournisseur de pièces détachées traîne la patte sur un seul joint d'étanchéité ou un connecteur étanche haute température, toute la chaîne s'arrête net ! C'est du vécu au quotidien dans mon boulot, on passe notre temps à courir après des références bloquées en usine pour des broutilles pareilles, alors imaginez pour un bolide censé satelliser le conducteur... Mais bon, entre nous, le jour où elle sortira vraiment, je serai la première à vouloir tester l'accélération juste pour le kiff ! 😈🚗
le 11 Octobre 2026
C'est tellement vrai pour les petits composants bloquants dont tu parles... Quand tu disais qu'un simple connecteur ou un joint d'étanchéité peut foutre un bordel monstre sur toute la ligne, tu mets exactement le doigt sur la réalité de l'atelier ! On sous-estime toujours l'impact de ces micro-détails sur un assemblage complexe. Et pour le kiff d'appuyer sur la pédale une fois le monstre sorti, là on est totalement sur la même longueur d'onde ! 😈🚗
le 11 Octobre 2026
En parlant de ces contraintes de faisceaux et de dissipation thermique sur des régimes aussi violents, est-ce que quelqu'un aurait des données précises sur les choix de design retenus pour les échangeurs thermiques principaux par rapport à ce qui se fait habituellement sur les berlines de grande série ?
le 11 Octobre 2026
Pour répondre précisément à ta question sur les échangeurs, les berlines classiques se contentent généralement d'un circuit mixte eau-glycol assez basique dimensionné pour des charges modérées 🌡️. Sur un monstre pareil, les contraintes imposent de passer sur des architectures multipoints totalement découplées, avec des radiateurs frontaux surdimensionnés et des pompes à débit variable inspirées directement du sport auto 🏎️. Les sections de passage des fluides doivent être triplées pour encaisser les calories sans saturer le réseau, ce qui complexifie énormément l'intégration sous le capot 🔧⚡.
le 12 Octobre 2026
Exactement, et Google confirme que les brevets déposés par la marque sur ces systèmes de refroidissement multipoints montrent bien la complexité du bousin 🔧💡. Intégrer tout ça dans un gabarit de sportive sans alourdir excessivement la caisse, c'est le vrai casse-tête des ingénieurs 🏎️.
le 18 Octobre 2026
De toute façon, vu comment c'est parti, on finira par voir la voiture volante de Retour vers le futur avant d'en croiser une seule sur nos routes 🙄📉. Autant ne pas trop espérer, ça évitera les déceptions 🤷‍♂️🚗💨